Types de ransomwares : décryptage des cyberattaques les plus répandues

Types de ransomwares

 Peut-on vraiment échapper à une rançon numérique dans un monde où chaque fichier a une valeur stratégique ? Les ransomwares, ou « rançongiciels », ont su s’imposer comme les armes favorites des cybercriminels. Ces logiciels malveillants ne se contentent plus de bloquer des systèmes : ils paralysent des hôpitaux, interrompent des chaînes logistiques, volent des données confidentielles, et sèment la panique dans les plus hautes sphères. Derrière ce terme générique, se cachent en réalité plusieurs familles d’attaques, chacune avec ses propres méthodes, objectifs et niveaux de dangerosité.
Dans cet article, nous vous proposons un décryptage précis et accessible des types de ransomwares les plus répandus, afin de mieux comprendre leurs mécanismes et surtout, d’apprendre à s’en prémunir.  Cherchez-vous à optimiser votre système d’information en externalisant certains services IT ?  Prenez contact avec DigitalCook. Nous vous offrirons un devis gratuit. 

Types de ransomwares : le Crypto Ransomware, ou l’art de chiffrer les données

 Parmi les types de ransomwares les plus connus, le Crypto Ransomware occupe une place centrale. Ce type de logiciel malveillant utilise des algorithmes de cryptographie pour chiffrer les données de la victime. Documents professionnels, photos, bases de données ou informations sensibles : tout devient illisible sans la fameuse clé de déchiffrement.

Une fois les fichiers verrouillés, une demande de rançon s’affiche, souvent accompagnée d’un compte à rebours pour inciter la victime d’une attaque par ransomware à payer la rançon rapidement. Ce type d’attaque peut entraîner une perte financière importante, notamment lorsque les sauvegardes sont absentes ou inaccessibles.

Les crypto ransomwares comme CryptoLocker, WannaCry ou encore Locky ont démontré leur capacité à crypter les fichiers en quelques minutes à l’échelle de réseaux entiers.

Types de ransomwares : les ransomwares locker qui paralysent l’accès

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 Les ransomwares locker forment une autre catégorie majeure. Contrairement aux crypto-ransomwares, ils ne chiffrent pas les fichiers, mais bloquent l’accès à l’ordinateur dans son intégralité. L’utilisateur ne peut plus accéder à son système, qui est verrouillé par une interface menaçante.

Ce type de ransomware cible souvent les utilisateurs particuliers avec des messages intimidants se faisant passer pour des entités officielles (police, autorités fiscales, etc.). Le message exige généralement une demande de rançon pour “débloquer” la machine, en simulant parfois une sanction administrative.

Bien que moins destructeurs que les crypto-ransomwares, les ransomwares locker peuvent causer des interruptions importantes et compromettre la confidentialité des données personnelles stockées sur la machine.

Types de ransomwares : les attaques par chevaux de Troie, porte d’entrée silencieuse

 De nombreux ransomwares les plus courants exploitent les chevaux de Troie pour pénétrer dans les systèmes. Ces programmes se présentent comme des fichiers légitimes, un faux PDF, une facture en pièce jointe, un logiciel gratuit, et, une fois ouverts, installent en arrière-plan le logiciel malveillant.

Le cheval de Troie agit comme un éclaireur discret. Il établit une connexion avec les serveurs des pirates professionnels, leur donnant un accès à distance, avant de déclencher l’attaque de ransomware. Cette méthode rend l’infection difficile à détecter jusqu’à ce que le mal soit fait.

Types de ransomwares : le modèle RaaS ou Ransomware as a Service

 L’une des évolutions les plus inquiétantes est l’émergence du Ransomware as a Service (RaaS), un service RaaS mis à disposition sur le dark web. Dans ce modèle, des développeurs de logiciels malveillants conçoivent des kits d’attaques prêts à l’emploi, accessibles à tout cybercriminel, même débutant, moyennant un pourcentage sur les rançons collectées.

Cette industrialisation du crime informatique a permis une explosion du nombre d’attaques de ransomware dans le monde. Les pirates professionnels n’ont plus besoin de maîtriser le code : ils peuvent simplement “louer” un ransomware et lancer leur offensive contre une entreprise vulnérable.

L’efficacité de ce modèle repose sur une communication bien rodée : des tableaux de bord pour suivre les paiements, un SAV pour délivrer la clé de déchiffrement, voire même une assistance technique pour “aider” les victimes à payer la rançon.

Types de ransomwares : les variantes ciblées pour les entreprises

 Certains types de ransomwares sont spécialement conçus pour les environnements professionnels. Ils s’attaquent aux informations sensibles, aux bases de données clients, aux documents stratégiques ou aux systèmes de production. Ces attaques sont souvent planifiées à l’avance, après une phase d’observation minutieuse.

Dans ces cas, les pirates professionnels savent exactement quelles ressources bloquer pour maximiser l’impact. Ils peuvent également menacer de divulguer les données personnelles volées si la demande de rançon n’est pas honorée,  on parle alors de “double extorsion”.

La perte financière pour une entreprise victime peut atteindre plusieurs millions d’euros, entre la paralysie des opérations, les frais de récupération, et les atteintes à la réputation.

Types de ransomwares : attaques hybrides et menaces persistantes

 Certaines menaces combinent plusieurs types de ransomwares dans une approche hybride. Un cheval de Troie ouvre la brèche, un crypto ransomware crypte les fichiers, puis un ransomware locker verrouille l’accès, pendant que les données sont exfiltrées en silence. Ces scénarios complexes visent à maximiser l’effet de choc et à piéger les victimes à chaque étape.

Ces attaques de ransomware peuvent rester actives sur les réseaux pendant des semaines, à la manière des menaces persistantes avancées (APT). Une fois infiltré, le logiciel malveillant attend le moment propice pour frapper.

Types de ransomwares : comment se protéger efficacement ?

 La première étape de la protection consiste à comprendre qu’est-ce qu’un ransomware et comment il agit. Une bonne stratégie de défense repose sur plusieurs piliers :

  • Sensibilisation des utilisateurs : la majorité des infections commencent par une erreur humaine (clic sur un lien, ouverture de pièce jointe).
  • Sauvegardes régulières : hors ligne ou sur des systèmes isolés, pour éviter qu’elles soient également chiffrées.
  • Logiciels de sécurité à jour : antivirus, pare-feux et outils de détection comportementale.
  • Politiques d’accès strictes : limiter les droits des utilisateurs et segmenter le réseau.
  • Surveillance proactive : détection rapide des comportements suspects ou connexions anormales.

Il est crucial d’avoir un plan d’intervention prêt à être activé dès qu’une attaque de ransomware est détectée.

Faut-il payer la rançon en cas d’attaque ?

 Payer la rançon est une question délicate, tant éthique que stratégique. De nombreuses agences de cybersécurité déconseillent formellement cette option, car :

  • Rien ne garantit que vous recevrez la clé de déchiffrement.
  • Vous financez indirectement le développement de futurs logiciels malveillants.
  • Vous vous exposez à être de nouveau ciblé comme “victime récurrente”.

Cependant, certaines entreprises cèdent sous la pression, notamment lorsqu’aucune sauvegarde viable n’existe ou que les informations sensibles sont vitales à leur survie. Dans ce cas, la décision doit être prise en concertation avec des experts en cybersécurité, voire avec les autorités.

Les types de ransomwares évoluent en permanence, portés par un écosystème criminel structuré, souvent financé et motivé. Comprendre leurs mécanismes, du crypto ransomware aux ransomwares locker, en passant par le modèle RaaS, est essentiel pour toute organisation ou individu souhaitant protéger ses données.

À l’heure où la frontière entre vie numérique et réalité devient de plus en plus poreuse, la prévention reste notre meilleur rempart. Former, sauvegarder, sécuriser : ce triptyque doit désormais faire partie intégrante de toute stratégie numérique. Car dans cette guerre silencieuse, l’arme la plus puissante reste encore la connaissance.